Bathymétries avant-projet de frayères à poissons migrateurs sur la rivière Dordogne bergeracoise

Bathymétries avant-projet de frayères à poissons migrateurs sur la rivière Dordogne bergeracoise

Bathymétries de frayères à poissons migrateurs sur la rivière Dordogne bergeracoise @Tout le monde Vidéo

Les 10 et 11 juin 2024, EPIDOR et le pôle Ecohydraulique de l’OFBIMFT (Institue de Mécanique des Fluides de Toulouse) ont réalisé la bathymétrie de deux sites de reproduction de poissons migrateurs sur la Dordogne bergeracoise et visés par un projet de restauration cette fin d’année.

Ces frayères à Grande Alose et Lamproie Marine situées sur les communes de Prigonrieux en aval du barrage de Bergerac et Mouleydier en aval du barrage de Tuilières sont déficitaires en sédiments grossiers (galets et graviers), favorables à la reproduction de ces poissons migrateurs. Pour ces espèces aux populations fluctuantes et fragiles, la qualité sédimentaire des habitats de reproduction situés à l’aval immédiat de ces obstacles est essentielle. L’injection de matériaux graveleux est aujourd’hui la seule solution techniquement envisageable en réponse aux déficits constatés. Dans le cadre du Life rivière Dordogne, EPIDOR est maître d’ouvrage d’une opération de transfert de granulats, bloqués dans la retenue de Mauzac, pour la restauration de ces frayères situées à 17 et 31 km en aval.  

Présentation vidéo de l’étude menée sur la retenue du barrage de Mauzac

En présence de l’association MIGADO (Migrateur Garonne Dordogne Charente Seudre), de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et de représentants de la Communauté d’Agglomération Bergeracoise, il a été présentée la méthodologie des bathymétries en présage des travaux de restauration. A l’aide d’un drone aquatique écho-sondeur, l’OFB a effectué des relevés avec un degrés de précision au centimètre sur les deux frayères. Ces cartographies du fonds de la rivière serviront à guider les opérations de réinjections de sédiments et seront répétées après projet pour évaluer la durabilité des travaux.

Montage des experts du séminaire sur la gestion sédimentaires des grands cours d'eau © Justine Quetier - EPIDOR
Montage des experts du séminaire sur la gestion sédimentaires des grands cours d'eau © Justine Quetier - EPIDOR

Drone aquatique écho-sondeur et analyse des levées bathymétriques en directe @Tout le monde Vidéo

Deuxième animation nature sur le site de Maison-Neuve avec le centre de loisirs de Cadouin

Deuxième animation nature sur le site de Maison-Neuve avec le centre de loisirs de Cadouin

Le mercredi 5 juin 2024, EPIDOR et le centre de loisirs de Cadouin de la Communauté des Communes Bastides Dordogne-Périgord ont organisé une deuxième animation sur le site de l’ancienne gravière de Maison-Neuve. Situé sur les communes de Saint-Chamassy et du Buisson-de-Cadouin, ce site est fléché par un projet de restauration écologique et de renaturation dès cet été.

Cette plaine étant actuellement cloisonnée et déconnectée de la rivière, le projet de restauration vise une reconquête de la rivière sur la plaine alluviale, la restauration d’habitats d’intérêts communautaires et la reconnexion d’un ancien bras mort de la Dordogne.

Visite du site de l’ancienne gravière de Maison-Neuve et identification de la biodiversité présente en présence des enfants du centre de loisirs de Cadouin,  © EPIDOR

Les enfants du centre de loisirs de Cadouin ont pu découvrir à travers différentes animations la biodiversité présente le long de la rivière et les traces de l’ancienne gravière: fosses, friches et stocks de granulats. La découverte de cette plaine alluviale de près de 22 ha a été rythmée par l’observation d’oiseaux emblématiques des bords de Dordogne (héron cendré, milans noir et balbuzard pêcheur), papillons et empreintes de mammifères. Les travaux de réhabilitation permettront d’agrandir le bras mort et d’améliorer la connexion de la plaine alluviale à la rivière pour accueillir une large diversité d’espèces aquatiques et semi-aquatiques comme les odonates et les amphibiens.

Le partenariat entre les deux structures permettra de présenter aux mêmes enfants, durant une troisième animation, le démarrage du chantier qui est programmé courant les mois d’août et septembre.

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Présentation du projet de restauration écologique du bras de la Croix-Bernède aux riverains

Présentation du projet de restauration écologique du bras de la Croix-Bernède aux riverains

Le mercredi 13 mars, EPIDOR avec le bureau d’étude BIOTEC, ont présenté aux riverains de la commune de Pessac-sur-Dordogne le projet de restauration écologique du bras de la Croix-Bernède.

EPIDOR est le maitre d’ouvrage de ces opérations qui sont visées à partir de septembre 2024, dans le cadre du programme d’action du projet LIFE rivière Dordogne.

Localisation du projet de restauration du bras de la Croix-Bernède © BIOTEC

Le site de la Croix-Bernède, situé sur la commune de Pessac-sur-Dordogne, est un des rare bras mort de la rivière Dordogne girondine. Il est situé sur un tronçon de rivière relativement peu mobile, avec une faible présence d’annexes hydrauliques (bras vifs, bras morts, prairies inondables…).

Jusqu’à la moitié du siècle dernier, le bras mort de la Croix-Bernède et la bande rivulaire jusqu’au lieu dit « le Sablat » sont le siège d’une diversité de végétations (saulaies, peupleraies) et d’une riche mosaïque d’habitats (mégaphorbiaies, surfaces de végétations amphibies dites pionnières). En l’espace d’une cinquantaine d’années, ces milieux ont progressivement été remplacés par des boisements à bois dur, constitués d’érable négundo et d’autres espèces exotiques envahissantes comme la renouée du japon en sous-bois. Sans intervention, aucune régénération spontanée n’est attendue et le milieu tend à continuer à se fermer et à s’homogénéiser.

Le projet réfléchi par le bureau d’étude BIOTEC vise en particulier à reconstituer des chenaux pour alimenter le bras existant et revégétaliser avec des essences arbustives indigènes pour concurrencer les espèces exotiques envahissantes.

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Présentation du projet de restauration écologique du bras mort de Pontou

Présentation du projet de restauration écologique du bras mort de Pontou

Le mercredi 13 mars, EPIDOR avec le bureau d’étude BIOTEC, ont présenté aux riverains des communes de Floirac et Saint-Denis-les-Martel le projet de restauration écologique du bras mort de Pontou.

EPIDOR est le maitre d’ouvrage de ces opérations qui sont visées à partir de août-septembre 2024, dans le cadre du programme d’action du projet LIFE rivière Dordogne.

Présentation du projet de restauration de la couasne de Pontou aux élus, partenaires et riverains  © EPIDOR

Le site de Pontou, situé sur les communes de Floirac et Saint-Denis-les-Martel, recense une couasne, un bras connecté à la rivière en période de crue et un espace rivulaire largement remanié par les anciennes activitées d’extraction.

Jusqu’à la moitié du siècle dernier, la couasne de Pontou est le siège d’une grande diversité de milieux (bancs de galets, chenaux de crue et bras vifs), support d’une riche végétation: forêt alluviale, mégaphorbiaies et végétations amphibies dites pionnières. Suite aux activitées d’extraction et l’enfoncement progressif du fond du lit de la rivière, en l’espace d’une cinquantaine d’années, ces milieux ont progressivement été remplacés par des boisements à bois dur, constitués d’érable négundo. Sans intervention, aucune régénération spontanée n’est attendue et le milieu tend à continuer à se fermer et à s’homogénéiser.

Le projet réfléchi par le bureau d’étude BIOTEC vise en particulier à améliorer la connection du bras mort à la rivière et revégétaliser avec des essences arbustives indigènes pour concurrencer les espèces exotiques envahissantes.

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Acquisition de l’ancienne gravière de Maison-Neuve, sur les communes du Buisson-de-Cadouin et de Saint-Chamassy

Acquisition de l’ancienne gravière de Maison-Neuve, sur les communes du Buisson-de-Cadouin et de Saint-Chamassy

Le vendredi 26 janvier 2024, EPIDOR devient propriétaire, par l’intermédiaire de la Safer, d’un ensemble de parcelles pour un total de 22 hectares sur le site de l’ancienne gravière de Maison-Neuve située sur les communes de Saint-Chamassy et du Buisson-de-Cadouin. Ce site, historiquement un espace de forte mobilité de la Dordogne, est fléché par un projet de restauration écologique et de renaturation.

Cette plaine étant actuellement cloisonnée et déconnectée de la rivière, le projet de restauration vise une reconquête de la rivière sur la plaine alluviale, la restauration d’habitats d’intérêts communautaires et la reconnexion d’un ancien bras mort de la Dordogne. Suite à cette acquisition, EPIDOR mènera les travaux de restauration prévus en 2024.

Site de l’ancienne gravière de Maison-Neuve, sur les communes du Buisson-de-Cadouin et de Saint-Chamassy © Synergie Film

EPIDOR, présidé par Germinal PEIRO, et la Safer Nouvelle-Aquitaine ont joint leurs compétences et leurs moyens pour faciliter la mise en oeuvre de projets alliant la restauration de milieux aquatiques et le maintien d’une activité agricole adaptée dans le cadre du programme LIFE Rivière Dordogne. Ce partenariat a abouti à la définition d’une stratégie de maitrise foncière afin de faciliter la réalisation des actions et des objectifs du programme.

Le bien est actuellement exploité par un agriculteur sur environ 10 hectares. Une partie des terrains ainsi acquis par EPIDOR sera exploitée par le fermier actuellement en place en vertu d’un bail rural à clauses environnementales conclu entre EPIDOR et l’agriculteur à l’issue des travaux. Ce bail portera à terme sur une surface de 12 à 14 hectares de prairie naturelle et environ 4 hectares maintenus en friche herbacée favorable à la biodiversité. Le bail précisera à l’exploitant les pratiques permettant de concilier activité agricole et préservation écologique du site.

Le projet LIFE rivière Dordogne, sélectionné par l’Union Européenne en 2020, vise ainsi à conserver et restaurer des milieux naturels rares et menacés de la rivière.

Le programme LIFE Rivière Dordogne, piloté par l’établissement public territorial du bassin de la Dordogne EPIDOR, a pour objectifs la conservation et la restauration de milieux naturels rares et menacés riverains du cours d’eau. Trente chantiers de restauration écologique de milieux naturels sont programmés sur 280 km de rivière, entre les communes d’Argentat-sut-Dordogne en Corrèze et Sainte-Terre en Gironde. Ce programme est principalement financé par des fonds de la commission européenne et de l’agence de l’eau Adour Garonne.

La maitrise foncière publique est un préalable indispensable pour engager des travaux de restauration. Elle permet aussi de garantir sur le long terme le maintien de la qualité environnementale des marges de la Dordogne. La stratégie foncière engagée par EPIDOR et la Safer Nouvelle-Aquitaine vise à favoriser des opérations mutuellement profitables à l’écologie et aux usages agricoles locaux. Ce travail est engagé en collaboration avec les collectivités locales, les départements, la Région Nouvelle-Aquitaine, les fédérations départementales de pêche et de protection des milieux aquatiques ou encore les Conservatoires d’Espaces Naturels.

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